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XXXVIII
(Leseprobe aus: Amoren
für Casandre, Liebessonette, 1552/2006, Elfenbein-Verlag, Hrsg. von Carolin
Fischer - Übertragung Georg Holzer)
Doux fut le trait qu’Amour hors de sa trousse
Tira sur moi; doux fut l’accroissement
Que je reçus dès le commencement,
Pris d’une fièvre autant aigre que douce.
Doux est son ris et sa voix qui me pousse
L’esprit du corps plein de ravissement,
Quand il lui plaît sur son Luth doucement
Chanter mes vers animés de son pouce,
Telle douceur sa voix fait distiller,
Qu’on ne saurait, qui ne l’entend parler,
Sentir en l’âme une joie nouvelle.
Sans l’ouïr, dis-je, Amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
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